Conakry, Guinée – L’impensable est sur le point de se produire en Guinée. Pour la toute première fois dans l’histoire de cette nation, la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), sanctuaire de la stabilité financière et gardienne de l’économie, s’apprête à être le théâtre d’un mouvement social d’une ampleur inédite. Un communiqué choc de la Délégation Syndicale de la BCRG, daté de ce 23 mai 2025, annonce le déclenchement d’une grève générale et illimitée à partir du mardi 27 mai 2025.
C’est une page d’histoire qui s’écrit sous nos yeux. Jamais auparavant les portes de cette institution vitale n’avaient été menacées de se fermer sous l’impulsion d’une revendication sociale. Cette grève, fruit d’une “réussite éclatante” de l’assemblée générale tenue ce vendredi, témoigne d’une mobilisation sans faille et d’une détermination farouche du personnel.
Le Bureau de la Délégation Syndicale n’a pas manqué de saluer “l’engagement et la mobilisation exceptionnels” des travailleurs et travailleuses de la BCRG, dont la présence massive, tant au siège qu’au sein des agences, a scellé le destin de ce mouvement. De 9h00 à 10h00, l’unité s’est exprimée, transformant une simple assemblée en un mandat clair pour l’action. Les revendications, qualifiées de “légitimes”, bien que non détaillées dans le communiqué, sont manifestement d’une gravité telle qu’elles ont poussé le personnel d’une institution aussi stratégique à franchir ce pas audacieux. La grève, ordonnée pour le mardi 27 mai, devra être observée “scrupuleusement”, insiste le syndicat, à travers tout le réseau de la BCRG.
Un Appel à la Solidarité pour un Combat Historique
Le mot d’ordre est clair : “vigilance, mobilisation et solidarité”. Le Bureau Syndical exhorte ses membres à rester unis “jusqu’à la satisfaction effective” de leurs justes demandes. C’est un appel vibrant à la cohésion face à un enjeu qui dépasse le cadre syndical pour s’inscrire dans l’annales des luttes sociales guinéennes. Les slogans qui ponctuent le communiqué sont autant de cris de ralliement : “Ensemble, unis et solidaires, nous vaincrons.”, “Vive le personnel de la BCRG”, “Vive la Délégation Syndicale de la BCRG”, “Vive la FESABAG”, et “Vive le mouvement syndical guinéen.” Des mots qui résonnent avec une force nouvelle, signifiant une ère où même les piliers de l’État peuvent être ébranlés par la voix des travailleurs.
Cette grève, sans précédent à la Banque Centrale, ouvre un chapitre incertain mais résolument historique pour la Guinée. Les jours à venir seront cruciaux pour observer les répercussions de ce mouvement qui défie les conventions et pourrait redéfinir le paysage social du pays. Le compte à rebours est lancé.