À quelques mètres seulement du grand stade de Nongo, l’annexe censée accueillir les séances d’entraînement des clubs et centres de formation présente un spectacle désolant. Le terrain, autrefois recouvert de gazon synthétique, est aujourd’hui méconnaissable : tapis déchirés, plaques arrachées, trous béants et une surface impraticable qui menace autant la qualité du jeu que la sécurité des joueurs.
Sur ce terrain dégradé, des jeunes continuent pourtant de taper dans le ballon avec passion, comme pour défier l’abandon dont souffre cette infrastructure. Entre plots de fortune, cages bricolées et zones complètement dépouillées de gazon, la pratique du football prend ici des allures de survie.
Symbole d’un manque criant d’entretien et de suivi, le stade annexe de Nongo illustre l’une des faiblesses majeures du sport guinéen : l’incapacité à préserver les infrastructures sportives, même les plus stratégiques. Alors que la Guinée regorge de talents, les conditions dans lesquelles évoluent ces jeunes rappellent que le développement du football ne peut se limiter aux discours et aux promesses.
Ce terrain en ruine est un appel pressant lancé aux autorités et à la Fédération guinéenne de football : investir dans l’entretien et la modernisation des infrastructures est un passage obligé si l’on veut espérer voir éclore de futures générations capables de briller sur la scène internationale.







