Chers compatriotes,
Le dimanche 21 septembre 2025, nous sommes appelés à nous déterminer sur le projet de constitution élaboré par le Conseil National de la Transition (CNT), organe législatif de la transition en cours dans notre pays. Tout comme le 28 septembre 1958, cet autre jour de septembre, est aussi historique.
En effet après les remous politiques des dernières décennies et la prise de responsabilité par les forces de défense et de sécurité (FDS), de larges consultations ont été organisées pour que tous les Guinéens, peu importe leur lieu de résidence ou leur affiliation à des organisations socio-professionnelles, puissent exprimer leurs visions de l’organisation de notre nation. Oui une constitution n’est autre que la codification de comment nous souhaitons que nos interactions soient.
Cette démarche largement inclusive a permis à ceux qui l’ont souhaité, de s’exprimer. De l’avant-projet de construction au projet de constitution, des consultations ont été ouvertes pour s’assurer que l’essentiel de nos préoccupations a été pris en compte dans la formulation des dispositions du projet de texte constitutionnel.
Ensuite une étape importante a été franchie, celle de la large vulgarisation du projet de constitution dans nos langues maternelles pour accroitre notre niveau de compréhension et d’appropriation du texte. Nous sommes donc appelés à nous prononcer ce 21 septembre 2025 sur ce projet de constitution. Voter c’est exercer sa responsabilité citoyenne et la nécessité de se prononcer sur les enjeux de la société, notre société.
Chers concitoyens,
Ce projet de constitution qui nous est proposé se veut conforme à nos aspirations, à nos coutumes car issu de larges consultations. Il se veut innovant parce que contient de nouvelles dispositions comme :
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La réaffirmation de notre souveraineté sur nos ressources naturelles,
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L’autorisation de candidature indépendante aux postes électifs,
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L’instauration d’un parlement bicaméral (Sénat et assemblée nationale),
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La garantie de droits fondamentaux aux citoyens,
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La reconnaissance de nos langues maternelles et l’obligation faite à l’État de traduire les textes réglementaires dans nos langues pour une meilleure compréhension,
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La consécration de la prise en charge de l’éducation des enfants de la République,
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La neutralité et la dépersonnalisation de l’administration publique,
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Le renforcement des droits fondamentaux et de la gouvernance,
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La participation citoyenne, la parité et l’égalité d’accès aux fonctions publique,
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L’octroi d’un quota d’au moins 30% aux femmes dans les postes décisionnels et électifs nationaux, régionaux et locaux
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La prise en compte de la représentativité de nos compatriotes établis à l’étranger,
La création de nouvelles institutions d’appui à la gouvernance démocratique :
la commission nationale pour le développement,
la commission nationale de l’éducation civique et des droits humains,
l’organe technique de gestion des élections etc.
L’obligation faite à l’État entre autres :
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de garantir l’accès des personnes en situation de handicap à la formation, aux infrastructures à usage public et aux moyens de transport public,
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aux enfants et aux jeunes le droit à la protection et à leur plein épanouissement
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préserver la dignité des personnes âgées (nos valeurs culturelles)
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préserver l’environnement et les écosystèmes, les intérêts nationaux contre l’acquisition ou la cession de grandes superficies de terre par des personnes physiques ou morales, nationales ou étrangères
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promouvoir le contenu local.







