De passage en Guinée, le prédicateur congolais Abdoul Majid a livré un message fort à l’endroit des citoyens, les invitant à accepter les résultats de l’élection présidentielle et à éviter toute contestation. Pour lui, s’opposer à un dirigeant parvenu au pouvoir revient à remettre en cause une décision divine.
Dans son prêche, le religieux affirme que l’accession d’un homme ou d’une femme à la tête d’un État ne se fait jamais par hasard. « Qu’il s’agisse d’un scrutin jugé crédible, d’un processus controversé ou même d’une prise de pouvoir par la force, aucune autorité ne s’installe sans la permission de Dieu », soutient-il. À l’en croire, vouloir renverser ou combattre un tel ordre revient à adopter l’attitude de Satan face à la volonté divine.
Pour appuyer son raisonnement, Abdoul Majid se réfère au récit de la création d’Adam. Il rappelle qu’Iblis s’était opposé au choix de Dieu, estimant être plus méritant. « Malgré cette rébellion, Dieu n’a jamais annulé sa décision. Iblis a alors choisi la voie de la confrontation et de l’égarement », explique-t-il, établissant un parallèle avec les contestations politiques actuelles.
Selon le prédicateur, une fois les résultats proclamés officiellement, la population doit s’y soumettre. « Dès lors qu’une personne est déclarée élue à la magistrature suprême, son pouvoir doit être reconnu, car nul ne peut accéder à cette fonction en dehors de la volonté de Dieu », affirme-t-il avec insistance.
Abdoul Majid rappelle cependant que cette légitimité divine s’accompagne d’une lourde responsabilité. Citant un enseignement du prophète Mohamed (PSL), il souligne que tout dirigeant sera tenu de rendre compte de sa gestion. « Qu’il soit président de la République, Premier ministre ou responsable d’une entreprise, chaque leader sera interrogé sur la manière dont il a assumé la mission qui lui a été confiée », précise-t-il.
En conclusion, le prédicateur insiste sur la finalité du pouvoir : « Un dirigeant digne de ce nom est celui qui place le développement de son pays et le bien-être de sa population au cœur de son action ».