Maison centrale de Conakry : le gouvernement promet transparence et enquêtes après les tensions

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Le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a animé ce vendredi 13 février la toute première conférence de presse de la 5ᵉ République. Face aux professionnels des médias, il a passé en revue plusieurs sujets majeurs de l’actualité nationale, notamment l’élection présidentielle du 28 décembre ayant porté Mamadi Doumbouya à la magistrature suprême, la formation du nouveau gouvernement ainsi que la participation prochaine du chef de l’État au sommet de l’Union africaine.
Mais c’est la situation à la Maison centrale de Conakry qui a particulièrement retenu l’attention. Les tensions survenues récemment dans l’établissement pénitentiaire, suivies du transfert du commandant Toumba Diakité vers la prison de Coyah, ont suscité de nombreuses interrogations et alimenté des rumeurs dans la capitale.
Selon le porte-parole, l’incident trouve son origine dans une opération de fouille menée au sein de la prison. « Régulièrement, les prisonniers sont soumis à ce type d’exercice », a-t-il rappelé, soulignant que ces contrôles visent à empêcher l’introduction et la détention d’objets prohibés ou d’armes. Ces opérations, a-t-il précisé, sont conduites par l’administration pénitentiaire en coordination avec le ministère de la Justice.
Reconnaissant que des « perturbations » ont été enregistrées, Ousmane Gaoual Diallo a admis que des « grabuges » ont éclaté et que des tirs ont été entendus. Toutefois, il a invité à la prudence, appelant à attendre les conclusions des enquêtes avant toute interprétation. Il a qualifié la situation initiale de « somme toute anodine », estimant que l’ampleur prise par l’affaire résulte en grande partie de rumeurs amplifiées.
Le président de la République, a-t-il assuré, a donné des instructions claires afin que toute la lumière soit faite sur les événements. « Le président de la République a instruit le gouvernement de faire toute la lumière et de communiquer de façon claire et transparente sur tout ce qui s’est passé à la Maison centrale de Conakry », a-t-il déclaré.
Le ministre de la Justice s’est engagé à diligenter des investigations approfondies pour établir les responsabilités. Si des manquements sont constatés, des poursuites judiciaires pourraient être engagées. « Comment cela est-il arrivé ? S’agit-il d’agents ayant tiré ? De détenus ? Des enquêtes approfondies et rigoureuses seront diligentées », a insisté le porte-parole.
En attendant les conclusions officielles, le gouvernement assure que la justice est déjà à pied d’œuvre et qu’une communication détaillée interviendra dans les prochaines semaines, afin de répondre aux préoccupations des citoyens et de dissiper les zones d’ombre autour de ces événements.