Guinée : l’artiste PhalG dénonce une agression présumée des forces spéciales à la Minière

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Un artiste guinéen connu sous le nom de PhalG affirme avoir été victime de violences de la part des forces spéciales dans la matinée d’hier, au niveau de la Minière, à Conakry.
Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, le chanteur, qui se présente comme un artiste engagé auprès de la jeunesse, raconte avoir été violemment pris à partie alors qu’il rentrait simplement chez lui.
Les faits selon l’artiste
D’après son témoignage, il circulait à moto tôt le matin lorsqu’il est arrivé à hauteur de la Minière, où la route était barrée par des agents des forces spéciales.
Il affirme ne pas avoir tenté de forcer le passage. Cependant, il dit avoir constaté que d’autres véhicules empruntaient la même voie. Il aurait alors sollicité les agents, leur expliquant que son domicile se trouvait à proximité et qu’il souhaitait uniquement rentrer chez lui.
Selon ses déclarations, les agents n’auraient pas accédé à sa demande. Il affirme avoir ensuite été brutalisé, tabassé et violemment maltraité, subissant une luxation de l’épaule droite.
« Ils m’ont déboîté l’épaule droite alors que je n’ai absolument rien fait », déclare-t-il dans sa vidéo, visiblement marqué par l’incident.
Un message adressé à la jeunesse
Se disant apolitique, l’artiste insiste sur le fait qu’il ne mène aucun combat politique et qu’il n’a « rien à voir avec l’État ». Il affirme s’exprimer « au nom de la jeunesse », estimant que les forces de sécurité, composées en grande partie de jeunes, sont censées protéger la population et non lui porter atteinte.
« Ce n’est pas normal. Ce n’est vraiment pas normal », répète-t-il, appelant ses abonnés et la jeunesse guinéenne à réagir.
Appel aux réactions et attente d’éclaircissements
L’artiste indique vouloir partager son témoignage avec l’ensemble de sa communauté en ligne, notamment sur Facebook, où il dit bénéficier d’un large soutien.
À l’heure actuelle, aucune réaction officielle des autorités ou des forces spéciales n’a encore été rendue publique concernant ces accusations.
Cette affaire suscite déjà de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et relance le débat sur les rapports entre forces de sécurité et citoyens en Guinée.