Abdoul Sacko : un an après son enlèvement, une détermination intacte

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Un an s’est écoulé depuis l’enlèvement d’Abdoul Sacko à son domicile de Conakry, dans la nuit du 18 au 19 février 2025. Douze mois plus tard, le coordinateur du Forum des Forces Sociales de Guinée (FFSG) revient sur cet épisode marquant, sans que l’épreuve n’ait entamé son engagement en faveur des libertés publiques.
Février reste pour lui un mois chargé de souvenirs douloureux. Il se remémore cette nuit où des hommes armés ont fait irruption chez lui, semant la peur au sein de sa famille et de son voisinage. Selon lui, cette violence visait uniquement son implication dans la défense des droits et des libertés.
Depuis, aucune procédure judiciaire n’a abouti. L’activiste regrette l’inaction des autorités et le manque de réponses officielles. Toutefois, il affirme que cette absence de justice n’a en rien affaibli ses convictions.
Bien qu’il reconnaisse garder des séquelles, tant physiques que psychologiques, Abdoul Sacko insiste sur le fait que sa confiance dans les valeurs de dignité et de responsabilité citoyenne demeure plus solide que jamais.
Au-delà de sa situation personnelle, il dit penser aux autres victimes de pressions et de persécutions : personnes disparues, détenus sans jugement, exilés forcés et familles affectées. Il exprime sa compassion à leur égard et salue leur courage.
Refusant toute logique de haine ou de représailles, il réaffirme sa volonté de poursuivre son combat pour un État fondé sur la justice et le respect des règles de droit. Il appelle à une Guinée où l’autorité se soumet à la loi, où les plus vulnérables sont protégés et où la liberté repose sur des principes clairs et durables.
Malgré les épreuves, Abdoul Sacko assure donc vouloir continuer à défendre, avec constance, les droits fondamentaux et les idéaux démocratiques.