CONAKRY — Combien d’entreprises sont réellement actives en Guinée ? Où sont-elles implantées ? Dans quels secteurs évoluent-elles ? Combien d’emplois génèrent-elles et quelle est leur contribution à l’économie nationale ?
Autant de questions auxquelles l’Institut national de la statistique (INS) veut désormais apporter des réponses précises à travers le Premier Recensement général des entreprises (RGE-1).
Pour accélérer la mobilisation autour de cette opération statistique d’envergure nationale, le Directeur général de l’INS, Dr Makan Doumbouya, accompagné de son adjoint, Mamadou Camara, et de plusieurs responsables techniques, a rencontré le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée (CCIAG), El Hadj Mamadou Baldé, entouré de ses collaborateurs.
Derrière cette rencontre de travail, un objectif majeur : mobiliser largement les opérateurs économiques afin de permettre au RGE-1 de dresser une photographie aussi fidèle que possible du secteur privé guinéen.
Selon l’INS, le recensement doit permettre de constituer une base de données économiques fiable, actualisée et exhaustive sur les entreprises et unités économiques présentes sur l’ensemble du territoire national.
L’enjeu dépasse donc le simple décompte des entreprises. Il s’agit pour la Guinée de mieux connaître son appareil productif, d’identifier les différents secteurs d’activité, de mesurer la création d’emplois et de disposer de données suffisamment solides pour orienter les politiques économiques.
Le secteur privé appelé à jouer un rôle central
Pour le Directeur général de l’INS, la réussite du RGE-1 ne peut dépendre uniquement des agents chargés de la collecte des données. Elle nécessite également l’implication des organisations représentant le secteur privé.
Dr Makan Doumbouya a ainsi salué la collaboration avec la CCIAG et son engagement dans la sensibilisation des opérateurs économiques. Il a insisté sur la nécessité de renforcer cette mobilisation afin d’assurer une participation la plus large possible.
Car l’objectif est également d’éviter que des entreprises ou unités économiques échappent au recensement et restent en dehors des statistiques officielles.
De son côté, le président de la CCIAG, El Hadj Mamadou Baldé, a salué une initiative qu’il juge importante pour parvenir à une meilleure connaissance du secteur privé guinéen.
Il a réaffirmé la disponibilité de son institution à poursuivre sa collaboration avec l’INS et à contribuer à la sensibilisation et à la mobilisation des opérateurs économiques.
Une base pour mieux orienter les politiques publiques
Au-delà de l’identification des entreprises, les données issues du RGE-1 pourraient servir à mieux orienter les politiques de soutien au secteur privé, identifier les secteurs à fort potentiel, améliorer le ciblage des investissements publics et mieux mesurer l’impact des politiques économiques.
L’opération doit également contribuer à réduire les zones d’ombre qui entourent encore une partie de l’activité économique nationale.
Mais pour atteindre ces objectifs, un défi demeure : la qualité et l’exhaustivité des données recueillies.
La prochaine étape sera donc celle de la mobilisation sur le terrain. Les entreprises et unités économiques devront accepter de se faire recenser et fournir des informations fiables afin de permettre à l’INS de construire une véritable cartographie du tissu économique national.
À travers le RGE-1, la Guinée cherche ainsi à mieux connaître ceux qui produisent, investissent et créent des emplois sur son territoire.
Une étape essentielle pour passer d’une économie encore partiellement documentée à une économie davantage mesurée, analysée et pilotée par la donnée.