Conakry, 16 avril 2025 – L’atmosphère était lourde d’attente ce mercredi matin devant le palais de justice de Conakry, où devait se poursuivre le procès en appel de l’opposant Aliou Bah. Pourtant, une onde de choc a rapidement parcouru les rangs des professionnels de l’information : l’accès à la salle d’audience leur a été catégoriquement refusé.
Cette décision, confirmée par nos sources, plonge la couverture médiatique de cette affaire sensible dans un black-out inquiétant. Alors que les journalistes, venus en nombre pour relayer les développements de ce procès qui captive l’attention nationale, se préparaient à exercer leur mission d’informer, ils se sont heurtés à une interdiction soudaine et inexplicable.
Ce verrouillage de l’information soulève de vives interrogations quant à la transparence de la procédure judiciaire. Empêcher la presse d’assister aux débats alimente inévitablement les spéculations et fragilise la confiance du public dans le déroulement de la justice.
Pour la communauté des médias guinéens, ce “mercredi noir” constitue une atteinte flagrante à la liberté de la presse et au droit du public à être informé. Cette obstruction au travail journalistique intervient dans un contexte politique déjà tendu et risque d’aggraver le climat de suspicion.
Les raisons précises de cette interdiction n’ont pas été immédiatement communiquées, laissant planer un voile d’opacité sur cette étape cruciale du procès en appel d’Aliou Bah. Cette situation met en lumière les défis persistants auxquels est confrontée la presse dans l’exercice de sa mission d’information en Guinée.