Syli National : le coup de massue qui brise le rêve… L’État tourne le dos à une équipe “peu compétitive”

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C’est un véritable séisme qui secoue le paysage footballistique guinéen. Selon plusieurs sources concordantes, dont ConakrySport, les autorités ont décidé de couper le robinet financier à une sélection jugée « peu compétitive » en l’état actuel. Le message est clair, sec, sans appel : plus un franc de fonds public ne sera injecté dans le Syli National.

« Il est temps que la FEGUIFOOT prenne ses responsabilités », tonne une voix autorisée au sommet de l’État, signant ainsi le désengagement total du gouvernement vis-à-vis de l’équipe fanion. Cette décision radicale survient dans un contexte déjà tendu : la Guinée, évincée de la CAN 2025, navigue à vue dans les éliminatoires du Mondial 2026, où elle végète à une inquiétante 5e place de son groupe.

Et pourtant, les deux matchs amicaux annulés auraient pu servir de véritable répétition générale avant les échéances cruciales de septembre contre la Somalie et l’Algérie. Mais le couperet est tombé, glaçant. Le Syli est désormais cloué au sol pendant que ses adversaires affûtent leurs armes.

Dans cette tempête, l’État choisit une nouvelle trajectoire : réorienter ses ressources vers le Syli local (équipe A’), engagé pour le CHAN 2025. Une manœuvre stratégique ou un aveu d’échec ? Le débat est lancé. Ce qui est sûr, c’est que l’équipe première est reléguée sur le banc de touche, et le football guinéen entre dans une zone de fortes turbulences.

Le Syli National, autrefois symbole de fierté et de rêve continental, est aujourd’hui abandonné à son propre sort. Une page se tourne, brutale. La reconstruction s’annonce ardue, à condition qu’elle commence un jour.