Guinée-Bissau : chaos électoral et sabotage au cœur du CNE

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La Guinée-Bissau replonge dans la tourmente. Alors que le pays tente encore d’absorber le choc du coup d’État attribué, selon plusieurs observateurs, aux réseaux proches du président sortant Umaro Sissoco Embaló, un autre épisode sombre vient alourdir la crise post-électorale.

Selon des sources fiables basées à Bissau, le siège du CNE, l’organe chargé de superviser les élections, a été la cible d’un acte de vandalisme d’une gravité exceptionnelle. Des individus présentés comme des agents internes auraient détruit plusieurs ordinateurs contenant les résultats électoraux, plongeant davantage le processus dans le brouillard.

Cet incident survient au moment où le pays cherche désespérément à éviter une escalade. Mais pour beaucoup, ce sabotage n’a rien d’un hasard. Il ressemble plutôt à une tentative de faire disparaître des traces compromettantes, alors que les accusations de manipulation et d’ingérence se multiplient autour du camp Embaló.

Dans une atmosphère déjà électrique, cette attaque contre le CNE apparaît comme un coup porté directement à la transparence et à la crédibilité du scrutin. Les Bissau-Guinéens, eux, oscillent entre colère, incompréhension et peur d’un basculement vers une crise encore plus profonde.

Une chose est sûre : la bataille pour la vérité électorale en Guinée-Bissau ne fait que commencer, et chaque nouvel épisode semble confirmer que l’issue sera tout sauf simple.