En Guinée, l’utilisation de micros est interdite dans les mosquées pour les prières nocturnes qui débutent dans la nuit du vendredi au samedi 21 mars 2025. Suite à la publication officielle de ce communiqué, certains fidèles musulmans ont vivement critiqué la Ligue islamique guinéenne.
C’est sur un ton acerbe que certains fidèles se sont exprimés à l’égard du responsable actuel de cette institution religieuse. Selon eux, il est anormal que la Ligue publie un tel communiqué. Ils se disent par ailleurs déçus, car, selon eux, ceux qui prieront à l’extérieur rencontreront des difficultés majeures et ne pourront pas accomplir correctement leurs prières.
“Je suis désolé, mais cette Ligue islamique manque de sérieux. On pourrait utiliser les micros en baissant un peu le volume. Imaginez le premier jour, il y aura une foule immense pour prier. Sans micro, ceux qui prieront dehors rencontreront d’énormes difficultés et ne pourront absolument pas suivre. Cette décision est injuste”, a déclaré un citoyen.
Si Alpha Barry trouve cette décision des autorités religieuses anormale et injuste, Ousmane Camara, quant à lui, nuance son propos et prend exemple sur le Prophète (paix et salut sur lui), qui priait sans déranger les autres.
“La Ligue islamique a peut-être ses raisons. Mais à ma connaissance, on aurait pu être indulgent et permettre aux autres de bien prier. Le Prophète (paix et salut sur lui) ne dérangeait pas les gens, il priait seul, ce qui explique pourquoi cette prière n’est pas obligatoire. La Ligue islamique pourrait dire : ‘Vu l’affluence attendue, baissons le volume des micros.’ Mais l’interdire complètement cette année serait un peu absurde, car les gens ne pourraient pas bien prier”, a déclaré Ousmane Sylla.
Il convient de rappeler que pendant les dix dernières nuits du Ramadan, les fidèles musulmans passent leurs nuits à la mosquée en prière pour marquer la fin du Ramadan.