Dans un récit glaçant qui a ébranlé la paisible ville de Kankan, Bangaly Traoré s’est présenté devant la justice ce mardi, confronté à l’horreur du meurtre d’Adama Konaté, celle qu’il considérait comme sa promise. Ses paroles, empreintes d’une confusion feinte ou réelle quant à sa lucidité au moment du crime, ont plongé l’assistance dans un silence pesant.
L’homme, dont le comportement sur une vidéo antérieure laissait transparaître une distance avec les valeurs religieuses, a livré au juge le déroulement tragique des événements. Sous la pression des forces de l’ordre qui l’encerclaient sans l’appréhender immédiatement, il a confessé un dessein funeste mûrement réfléchi.
“J’ai acheté un couteau et de l’herbicide dans le but d’ôter la vie à Adama Konaté et de me suicider ensuite,” a-t-il déclaré d’une voix monocorde. Puis, ajoutant une macabre ironie à son récit, il a poursuivi : “Après l’avoir poignardée, j’ai ingéré l’herbicide, ignorant que ce poison serait incapable de me tuer. Il ne m’a même pas causé le moindre désagrément intestinal.”
Ces mots, d’une froideur saisissante, résonnent comme un écho de la violence qui a coûté la vie à une jeune femme et plongé une communauté dans le deuil et l’incompréhension. Le procès de Bangaly Traoré s’annonce comme une quête de vérité poignante, où les mots tenteront de percer l’obscurité d’un acte d’une brutalité inouïe.
Affaire à suivre…
Aly Badara Akila







