CRIEF : Ibrahima Kourouma définitivement blanchi en appel

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La Chambre des appels de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières a rendu, ce mardi 17 février 2026, une décision très attendue dans le dossier opposant l’État guinéen à l’ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Ibrahima Kourouma, et à l’ex-directeur administratif et financier, Mohamed V Sankhon.
Poursuivis pour détournement de deniers publics et enrichissement illicite, les deux anciens responsables ont été déclarés non coupables par la juridiction d’appel, présidée par le magistrat Francis Kova Zoumanigui. La Cour a estimé que les infractions reprochées n’étaient pas suffisamment établies et a, en conséquence, renvoyé les prévenus des fins de la poursuite pour délits non constitués.
Dans sa décision, la Chambre des appels a également ordonné la restitution des biens saisis d’Ibrahima Kourouma et débouté l’État de l’ensemble de ses demandes.
Ce verdict vient ainsi infirmer le jugement rendu en première instance. À l’époque, Ibrahima Kourouma avait été condamné à quatre ans d’emprisonnement, au paiement d’une amende de trois milliards de francs guinéens et à la confiscation de ses biens. Sur l’action civile, le juge Yacouba Conté l’avait en outre condamné à verser cinq milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.
Estimant cette décision infondée, l’ancien ministre avait interjeté appel. Son co-prévenu, Mohamed V Sankhon, avait quant à lui déjà été déclaré non coupable en première instance.
Avec cette décision d’appel, le dossier connaît un tournant majeur. Elle relance le débat sur l’appréciation des charges dans les affaires économiques et financières et pourrait avoir des répercussions importantes sur la suite des procédures engagées devant la CRIEF.