L’annonce de la fabrication de véhicules “made in Guinea” a suscité des réactions mitigées parmi les citoyens de Conakry. Alors que certains se montrent enthousiastes, d’autres expriment leur scepticisme, voire leur incrédulité.
Notre équipe a rencontré plusieurs Conakrykas, dont les avis divergent. Certains trouvent l’annonce “comique”, tandis que d’autres préfèrent attendre de voir les résultats concrets. Les plus sceptiques estiment qu’il s’agit d’un simple effet d’annonce, soulignant le paradoxe d’un pays qui, après des années, n’a toujours pas d’usine de transformation de sa bauxite, et qui ambitionnerait de construire des véhicules.
“Vous connaissez les Guinéens, ils sont drôles… Très drôles. Où se trouve cette usine ? Où est-elle située exactement ? Qu’on arrête de se moquer de nous ! Nous souhaitons tous que ce soit une bonne chose, mais à ce rythme, on nous prend pour des idiots”, s’indigne Abdoul Diallo.
Aboubacar Barry, résident de Cosa, se montre plus nuancé. Selon lui, la Guinée pourrait tout à fait avoir sa propre marque de véhicules, même sans posséder d’usine de fabrication. Il cite l’exemple d’autres pays qui commercialisent des véhicules sous leur propre marque, tout en sous-traitant la production.
“C’est possible. Il faut que les Guinéens arrêtent de tout saboter. Il y a des pays qui ne fabriquent pas de véhicules, mais qui ont leur marque et passent des commandes à travers elle. Pourquoi pas nous ?”, interroge-t-il.
Cependant, le scepticisme demeure fort, et certains citoyens craignent que cette annonce ne soit qu’une opération de communication, destinée à détourner l’attention des véritables problèmes du pays.







