Dans la commune de Gbessia, le dépôt d’ordures de Daresalam–Comboss est devenu bien plus qu’un simple problème d’insalubrité. Pour les habitants, les élèves et les travailleurs de cette zone, il s’agit désormais d’un véritable drame sanitaire et humain qui se déroule dans une indifférence presque totale.
Chaque jour, des tonnes de déchets s’entassent à ciel ouvert, libérant des odeurs insupportables et des particules qui envahissent l’atmosphère. Les riverains décrivent une situation devenue invivable, particulièrement à partir de 15 heures, lorsque le vent soulève poussières, fumées et détritus légers dans toute la zone. Beaucoup parlent d’un spectacle surréaliste : « on dirait une neige qui tombe sur la population ».
À proximité immédiate, l’école Haute Marée et plusieurs habitations subissent directement les conséquences de cette catastrophe environnementale. Les enfants étudient dans un air pollué, tandis que les familles vivent quotidiennement entre odeurs toxiques, prolifération d’insectes et risques sanitaires permanents. Toux, difficultés respiratoires, maux de tête et inconfort chronique deviennent le quotidien d’une population abandonnée à son sort.
Le plus inquiétant reste le sentiment d’impuissance des citoyens. Malgré les plaintes répétées, les appels au secours et l’exaspération grandissante, aucune solution durable ne semble émerger. Les habitants ne demandent pourtant qu’une chose : le droit fondamental de vivre dans un environnement sain et digne.
Cette situation interpelle directement les autorités locales et l’État. Car au-delà de l’insalubrité visible, c’est toute une population qui étouffe lentement sous le poids de l’abandon. Une capitale moderne ne peut se construire sur des montagnes d’ordures ni sur la souffrance silencieuse de ses citoyens.
L’urgence n’est plus aux constats, mais à l’action.