Pour moi, faire des études ne devrait jamais se limiter à l’accumulation de diplômes ou à la quête d’un simple confort personnel. L’éducation, au-delà des savoirs techniques, forge une conscience, développe l’esprit critique et prépare des citoyens capables de réfléchir aux problèmes de leur société. Dans ce sens, étudier, c’est aussi se préparer à assumer une responsabilité morale et civique envers son pays.
Il est vraiment inquiétant de constater qu’en République de Guinée aujourd’hui, certains, après de longues années d’études, choisissent le silence face à l’injustice, la corruption ou la mauvaise gouvernance. Certains se taisent par peur, d’autres par complicité. Beaucoup préfèrent être de simples spectateurs d’un système qu’ils auraient pourtant les moyens de changer. Ce comportement est regrettable, car se taire face à l’injustice, c’est y participer. L’intellectuel, le diplômé, celui qui a eu la chance d’accéder au savoir, a le devoir de s’exprimer, d’analyser, et surtout de proposer des solutions concrètes.
Si l’on n’utilise pas ses connaissances pour faire progresser sa nation, alors à quoi ont servi toutes ces années d’efforts et de sacrifices, ces matins à se lever pour aller à l’école ? Rester indifférent face aux défis de son pays, c’est renoncer à son devoir de citoyen.
Il faut penser, proposer, agir. Que chacun, à son échelle, selon ses compétences, s’engage. Car le véritable échec, ce n’est pas de ne pas tout changer, mais de ne rien tenter du tout. Les études nous donnent les outils ; à nous de les manier pour bâtir un avenir meilleur pour notre nation.
Un penseur disait :
“Le pire, c’est quand le savoir se tait devant l’injustice et laisse parler l’ignorance.”
Aliou Diallo, membre de la cellule de communication du MoDeL