Classé 2e de la République en Sciences Sociales à l’issue du Baccalauréat session 2025, Martin Vainqueur Doré, élève originaire de Kindia, est sur un nuage. Dans un témoignage émouvant, ce jeune lauréat revient sur son parcours, les sacrifices consentis, l’accompagnement de sa famille et surtout ses ambitions pour son pays.
« Mon sentiment, je ne peux l’expliquer. C’est vraiment extraordinaire. À ce niveau aussi, c’est un espace d’émotion que je n’arrive pas à décrire. Tout ça, c’est vraiment la volonté de Dieu », confie-t-il, la voix teintée de gratitude.
Pour Martin, cette performance n’est pas le fruit du hasard. Très tôt, il s’est fixé un objectif clair : décrocher la première place au niveau national. Inspiré par les anciens lauréats comme Justin Foromou et Sory Condé, il s’est engagé corps et âme dans la préparation de l’examen.
« Dès le mois d’octobre, j’ai commencé à réviser sérieusement. Je voulais assimiler toutes les leçons. Je n’ai pas pu tout maîtriser, mais cette rigueur m’a permis d’atteindre un excellent résultat », explique-t-il.
Entre l’école et la maison, Martin a su trouver un équilibre. Il suivait scrupuleusement les séances de révision organisées à l’école de 15h à 17h, puis enchaînait à la maison dès 18h20.
« Je ne voulais pas négliger les révisions à l’école pour me concentrer uniquement sur celles de la maison. J’ai compris qu’il fallait combiner les deux pour réussir. »
Une autre clé de son succès : le soutien indéfectible de sa famille. Il parle avec une profonde reconnaissance de ses parents et de ses proches qui ont toujours cru en lui, même dans les moments difficiles.
« Ma maman était tout le temps là. Même quand elle manquait d’argent, elle faisait tout pour que je sois en bonne santé et que je puisse réviser. Mon petit frère Jonas m’a dit un jour : “Grand, tu seras lauréat l’année prochaine.” Et je lui ai répondu : InshAllah. »
Porté par cette réussite, Martin ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il rêve déjà de contribuer activement à l’avenir économique de la Guinée.
« À l’université, je veux étudier l’économie politique et la sociologie. Mon objectif, c’est de devenir un acteur marquant pour mon pays. L’économie guinéenne est instable, parfois elle monte, parfois elle descend. Mon rêve, c’est de la stabiliser. »
Enfin, à l’endroit de ceux qui n’ont pas eu la chance d’être admis cette année, Martin adresse un message d’encouragement :
« Ce n’est pas une fin. Je les encourage à refaire. Le travail et la persévérance finissent toujours par payer. »