La Guinée vient encore de sombrer dans l’horreur. Lundi 25 août 2025, dans la zone de Bomboly, sur l’axe « Le Prince », le journaliste-reporter de la Radio Télévision Guinéenne (RTG), Daouda Bah, a été victime d’une agression d’une cruauté révoltante.
Alors qu’il rentrait tranquillement du travail, il a été intercepté par des jeunes manifestants sans foi ni loi. Ces derniers, dans un élan de violence gratuite, lui ont d’abord arraché sa moto avant de s’acharner sur lui. Résultat : Daouda Bah a perdu l’usage de son œil, condamné à vivre désormais avec cette blessure irréversible.
Aujourd’hui alité au CHU Donka, ce journaliste paie injustement le prix de l’aveuglement et de la sauvagerie de certains jeunes qui confondent révolte et barbarie. Ce n’est plus une revendication, c’est un crime ignoble. C’est une trahison de toute cause légitime.
Que l’on ne se trompe pas : s’en prendre à un journaliste, c’est tenter d’étouffer la vérité, c’est agresser la société tout entière. Ces jeunes, auteurs de cet acte odieux, ont jeté la honte sur eux-mêmes et sur toute une génération. Leur geste n’est rien d’autre qu’une manifestation de lâcheté, une dérive criminelle qui doit être dénoncée avec la plus grande fermeté.
La Guinée ne peut pas accepter que des manifestations se transforment en scènes de pillage et de mutilation. La liberté d’expression ne doit jamais devenir un prétexte pour couvrir la haine et la violence.
Les autorités sont plus que jamais interpellées : ces agresseurs doivent être traqués, arrêtés et jugés. L’impunité serait une insulte de plus à la douleur de la victime, mais aussi à la conscience nationale.
Daouda Bah, mutilé dans sa chair, restera le symbole vivant de cette dérive inacceptable. Et tant que ces actes barbares continueront, aucune cause, aussi juste soit-elle, ne pourra mériter le respect.







