À quelques semaines des élections communales prévues le 31 mai 2026, la Direction générale des élections (DGE) a livré un premier aperçu du traitement des dossiers de candidature. Il en ressort un niveau notable de rejets, révélateur de la rigueur appliquée dans cette phase du processus électoral.
D’après la directrice générale, Djénabou Touré, un total de 628 dossiers a été déposé dans 245 communes, sur les 375 que compte le pays. Après examen, 511 candidatures ont été retenues, tandis que 117 ont été écartées, ce qui correspond à un taux de rejet avoisinant les 19 %.
Elle a précisé que cette étape d’évaluation, menée en collaboration avec la commission nationale en charge du processus, s’est déroulée sur une période de deux jours.
Des disparités marquées selon les communes
Les premières tendances montrent que certaines communes ont connu un filtrage particulièrement sévère. À Dixinn, par exemple, seulement 2 dossiers ont été validés sur les 6 déposés. Même constat à Gbessia, où sur 16 candidatures, seules 2 ont été jugées conformes.
Dans la commune urbaine de Kankan, 3 dossiers ont été retenus sur les 8 examinés, tandis qu’à Mamou, la moitié des candidatures a été validée, soit 3 sur 6. Des situations similaires sont observées dans d’autres localités comme Pita ou Kouroussa, où une proportion importante de dossiers n’a pas passé l’étape de sélection.
Un contrôle renforcé des critères de validation
Même si les raisons précises des rejets n’ont pas été rendues publiques, ces chiffres traduisent un examen rigoureux des conditions administratives et légales exigées pour participer au scrutin. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de forte mobilisation politique, nécessitant un encadrement strict du processus.
Au total, les candidatures validées regroupent 13 975 personnes, dont 9 898 hommes et 4 077 femmes. La représentation féminine s’élève ainsi à 29 %, un niveau encore en deçà des attentes en matière d’équilibre entre les sexes.
Un processus toujours en cours
À ce stade, les données disponibles ne concernent qu’une partie des communes, les dossiers des autres localités étant encore en cours d’étude. La DGE poursuit donc les opérations de vérification avant de publier la liste définitive des candidatures retenues.
Dans l’ensemble, ce premier bilan met en évidence à la fois l’engouement autour de ces élections locales et le niveau d’exigence imposé aux candidats pour accéder à la compétition.