Polémique Guinée–Sénégal : le DG du FONIJ somme Bassirou Diomaye Faye de réagir face aux attaques de Cheik Yerime contre Mamadi Doumbouya

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La tension médiatique entre la Guinée et le Sénégal a franchi un nouveau palier après une sortie remarquée du Directeur général du FONIJ, qui s’est vivement exprimé en réaction aux propos du journaliste Cheik Yerime visant le président guinéen Mamadi Doumbouya.
Dans une déclaration au ton ferme, le responsable guinéen a dénoncé ce qu’il considère comme des attaques injustifiées et diffamatoires contre le chef de l’État. Il a également interpellé directement le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, l’exhortant à réagir face aux prises de parole de certains acteurs médiatiques de son pays.
Selon le DG du Fonds National pour l’Insertion des Jeunes (FONIJ), le silence des autorités sénégalaises pourrait être interprété comme une forme de tolérance, voire de complicité, face à des propos jugés offensants envers une figure étatique africaine. « Nous ne pouvons pas admettre qu’un journaliste s’attaque ainsi à un président respectable sans qu’il n’y ait la moindre réaction officielle », a-t-il martelé.
Dans son intervention, il a insisté sur les valeurs de respect mutuel et de fraternité entre États africains, estimant que la liberté d’expression ne saurait justifier des dérives qu’il qualifie de diffamatoires. Il a également averti que l’absence de position claire de Dakar pourrait être perçue négativement par l’opinion publique guinéenne, allant jusqu’à évoquer des termes forts comme « traîtrise » ou « imposture ».
Cette sortie intervient dans un contexte où les relations entre personnalités publiques africaines sont de plus en plus influencées par les débats médiatiques et les réseaux sociaux, souvent amplifiés au-delà des cadres diplomatiques traditionnels.
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté des autorités sénégalaises, laissant planer une incertitude sur l’évolution de cette polémique. Pendant ce temps, le débat continue d’enfler dans l’espace public, révélant les sensibilités persistantes autour du respect des institutions et de la parole médiatique en Afrique de l’Ouest.