Adresse à la nation : Cellou Dalein Diallo dénonce une “confiscation de la volonté populaire”

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Dans une adresse solennelle à la nation, Cellou Dalein Diallo, leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), actuellement en exil depuis la démolition de son domicile, a vivement contesté le processus électoral en cours et les intentions des autorités.
Selon l’opposant, tout indique que les autorités n’ont aucune volonté de proclamer des résultats conformes à la vérité des urnes. Il accuse le pouvoir de vouloir gonfler artificiellement les taux de participation et d’attribuer des scores fictifs à ses candidats. Toutefois, souligne-t-il, « tous les observateurs objectifs savent que l’immense majorité du peuple a refusé de s’associer à ce second coup d’État institutionnel ».
Cellou Dalein Diallo a tenu à remercier et féliciter les citoyens guinéens pour ce qu’il qualifie d’attitude « digne et responsable ». À ses yeux, le scrutin organisé ne répond ni aux normes démocratiques ni à l’engagement initial pris par le président Mamadi Doumbouya, qui avait juré de ne pas être juge et partie. « Ce n’est pas un Président de la République que l’on cherchait à installer ; c’est un monarque que l’on voulait imposer », a-t-il affirmé.
Dans un ton à la fois ferme et mobilisateur, l’ancien Premier ministre insiste sur le fait que si une élection peut être confisquée, la conscience collective, elle, ne peut l’être. « On peut manipuler des résultats, mais on n’efface pas la volonté d’un peuple debout », a-t-il déclaré, affirmant que les Guinéennes et les Guinéens n’ont jamais renoncé à leur aspiration démocratique.
Reconnaissant que le combat pour la démocratie est long et exigeant, Cellou Dalein Diallo se dit convaincu que la persévérance finira par porter ses fruits. Il affirme que ni les menaces, ni l’intimidation, ni la répression ne viendront à bout de la détermination du peuple guinéen, qu’il décrit comme profondément patriote et prêt au sacrifice pour la liberté et l’État de droit.
Cette adresse, prononcée depuis l’exil, relance le débat sur la crédibilité du processus électoral et confirme la persistance d’une fracture politique profonde, à l’heure où une partie de l’opposition continue de contester la légitimité des autorités issues de la transition.

Nous y reviendrons…